dimanche 5 septembre 2010
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mardi 7 avril 2009
Faire le point après le sommet de l’OTAN de Strasbourg (03-04 avril 2009)
6 avril 2009... l’actualité est passée à autre chose, mais le "problème de l’OTAN" demeure. Par conséquent l’initiative du « forum du refus » mise à flot pour le sommet de Strasbourg, persistera à faire connaître et comprendre les positions que nous défendons avec de nombreuses autres formations politiques.
Parce qu’il n’y a pas eu de débat, une habile emprise a réussi à engendrer un clivage fictif, qui a successivement pris plusieurs formes :
d’abord : les "responsables" contre des "individualités", puisque d’une part les principaux "responsables" politiques de tous bords étaient au fond favorables à la réintégration dans le commandement intégré (il suffit de voir l’apathie avec laquelle ceux qui étaient censés s’opposer, se sont opposés), et puisque d’autre part les véritables opposants à cette politique n’ont pas accepté de prendre une initiative conjointe ;
cette situation a été ensuite confortée par la non-convocation d’un référendum, qui seul aurait permis que nos concitoyens aient des circonstances propices pour s’imprégner des enjeux de la question afin de peser sur la décision ;
durant les semaines précédant le sommet et jusqu’au sommet, les positions se sont fixées autour de : "sommet" et "contre-sommet" ;
enfin, grâce aux étranges opposants des "black-blocs", et de leur aristocratie, les incendiaires, ce clivage fictif a été transformé en : "tapis rouge" contre "gravas", infligeant un profond discrédit à l’ensemble des opposants de cette politique. "Bien" joué !
C’est ainsi que l’opinion publique a été encore plus rabattue sur les positions pro-OTAN.
Dans les deux jours qui ont suivi, le président des USA — dont tous les médias ont fait la louange enamourée durant toute sa tournée des popotes en Europe — a montré que l’espoir d’influencer davantage les Etats-Unis en étant dans l’OTAN était vain, car avant de présenter, à Prague et à Ankara, la volonté des USA sur l’armement nucléaire et l’intégration de la Turquie dans l’UE, sujets qui concernent ô combien les alliés européens dans l’OTAN, B. Obama s’est bien gardé d’en discuter avec qui que soit. Imaginez, il n’en a même pas discuté avec le sautillant N. Sarkozy !?
Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. De même, les espoirs n’engagent que ceux qui les portent. Pauvres candides...
C’est pourquoi nous invitons les citoyens à continuer de signer la pétition du « forum du refus », nous avons désormais des semaines et des mois devant nous pour entraîner nos concitoyens à mûrir ces problématiques de la défense et de la diplomatie de la France.