dimanche 5 septembre 2010
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Communiqués
Une priorité civique absolue
dimanche 5 avril 2009
Depuis Seattle en 1999 et la Conférence interministérielle de l’OMC qui s’y tenait, de nombreux militants croient que les "contre-sommets" peuvent empêcher quelque chose. Ils n’empêchent rien du tout, si ce n’est les citoyens de mener le difficile travail de "contre-expertise démocratique" qu’ils ont à mener pour vraiment contrer l’OMC, l’OTAN, l’UE, etc. (c’est d’ailleurs ce travail qui avait permis de bloquer les négociations de Seattle, et pas la manifestation — voyez : « De Seattle-OMC à Strasbourg-OTAN, la postérité d’une idée fausse »).
Au contraire, les "contre-sommets" ne sont utiles qu’aux casseurs et aux militants doctrinaires qui n’ont pas besoin de comprendre l’ordre du jour des sommets, ni les projets de ces organisations, ni d’ailleurs ce qui se passe dans la "vraie vie", puisqu’ils ont tout dans leur catéchisme.
Et dès lors que les contre-sommets ont lieu, c’est à chaque fois le bazar, le vacarme médiatique est tel que les citoyens ne peuvent prendre connaissance des différentes critiques et contre-propositions qui existent, ils ne savent pas que dans les opposants on ne trouve pas que des doctrinaires et des émeutiers (et des candides qui en organisant les "contre-sommets", leur donnent l’occasion d’accomplir leur besogne). Les citoyens regardent donc les émeutiers horrifiés et faute d’avoir eu accès à des informations hors tapage médiatique, ils inclinent pour les politiques poussées par l’OMC, l’OTAN, l’UE, etc.
Il y a une urgence absolue à arrêter ces "contre-sommets" pour isoler ceux qui ont besoin des circonstances d’émeute et empêcher qu’on ne mélange tout. Ceux qui ont quelque chose à dire ne pourront plus être noyés dans le brouhaha, nous aurons alors quelques chances de voir naître un débat digne de ce nom à côté du rouleau compresseur politico-médiatique, des propositions auront une chance de se faire entendre et nous aurons alors aussi plus de chances d’être gouvernés autrement.